Taser : utilisation et effets sur la santé

Le Taser désigne un pistolet à impulsion électrique, envoyant pendant 5 secondes une charge de 50 000 volts à une personne menaçante, en vue de sa mise en sécurité.

Une arme de quatrième catégorie

Cet appareil à impulsion incapacitante (AII) désigne une arme de 4ème catégorie, au même titre que le fusil à pompe ou le 357 magnum.

Comprendre le Taser

Cet appareil est classé par le règlement européen tel une arme susceptible de générer de la torture. Le Taser a déjà équipé les forces de l’ordre françaises depuis 2008. En 2006, une instruction ministérielle stipule d’éviter son emploi sur tout personne cardiaque, femme enceinte, sous l’emprise de stupéfiant ou étant imprégnée de liquides inflammables. Son utilisation n’est autorisée que dans les conditions requises par la loi. Il faut savoir que cet appareil envoie deux dards à 7,60m de distance (50m/sec). Ces derniers sont équipés de crochet se fixant sous la peau. L’arme délivre durant 19 séquences de 5 à 11 millisecondes, une charge de 2 mA avec un pic de 50 000 volts. Son objectif est d’immobiliser brièvement une personne agitée, si elle menace sa propre personne ou son entourage. Cette action permet aux services de secours d’assurer sa prise en charge, plus facilement et sans blessures.

Ses effets sur la santé et la prise en charge médicale à suivre

L’envoi de l’onde électrique généré par le Taser a pour effet de bloquer, à court terme, le système nerveux central. Il paralyse alors la personne visée. Cependant, d’autres effets peuvent survenir :

  • paralysie musculaire, voire défection par relâchement,
  • traumatismes pendant les chutes,
  • hypoxies ou anoxies de durée plus ou moins longues,
  • arythmie,
  • infarctus chez une personne cardiaque, ou porteuse d’appareil de type pacemaker, stimulateur, ou défibrillateur implantable,
  • convulsions si atteintes à la tête,
  • tétanie des muscles respiratoires,
  • risques inhérents à l’utilisation avec l’alcool ou les stupéfiants,
  • risque de fibrillation ventriculaire pouvant requérir ne cardioversion avec un défibrillateur…

A ce jour, plusieurs centaines de décès sont attribués à l’usage du Taser si seuls quelques dizaines sont réellement et directement imputables à son utilisation.

Dans la pratique, l’impact du Taser doit obligatoirement faire l’objet d’une prise en charge médicale. Pour ce faire, l’agent des forces de l’ordre doit détacher la cartouche du pistolet et la victime doit être transportée avec les ardillons plantés et les fils et cartouche pendants. La victime est à prendre en charge pour électrisation, traumatisme et plaies éventuelles. Il faut également porter une attention particulière à son état psychologique.

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